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Abeilles et biosurveillance : surveiller la pollution de l’air, du sol et de l’eau grâce aux ruches

  • Photo du rédacteur: frj vh
    frj vh
  • il y a 10 heures
  • 2 min de lecture

Les abeilles peuvent servir de véritable outil de biosurveillance pour la pollution de l’air, du sol et de l’eau. En butinant, elles échantillonnent en continu leur environnement et concentrent les polluants dans leur corps et dans les produits de la ruche (miel, pollen, cire, propolis). 

Principe de la biosurveillance par les abeilles

  • Une colonie couvre plusieurs kilomètres autour du rucher et visite des milliers de fleurs chaque jour, ce qui en fait un échantillonneur très large du territoire.

  • Les abeilles et leurs produits accumulent des polluants : métaux lourds, pesticides, particules fines, radionucléides, composés organiques volatils. 

  • En analysant miel, pollen, cire et abeilles, on obtient une “photographie chimique” de la zone (urbaine, agricole ou naturelle). 

Pollution atmosphérique

  • Les abeilles ramassent des particules en suspension (PM) sur leurs poils, ailes et pattes, et inhalent des polluants via le système trachéen. 

  • Des études montrent qu’elles peuvent servir de “samplers actifs” de particules atmosphériques, permettant d’identifier l’origine (trafic, industrie, anciennes mines, etc.). 

  • On peut aussi analyser les métaux lourds et autres contaminants dans le corps des butineuses pour suivre la qualité de l’air à différentes saisons ou dans différents quartiers. 

Pollution du sol

  • Les métaux lourds présents dans le sol sont transférés aux plantes, puis au pollen et au nectar, et enfin aux abeilles. 

  • En mesurant les concentrations de métaux (plomb, cadmium, chrome, cuivre, zinc…) dans les abeilles, le miel et surtout le pollen, on peut détecter des zones plus contaminées que d’autres. 

  • Plusieurs travaux montrent que le pollen est particulièrement sensible pour révéler des dépassements de seuils en métaux lourds ou en résidus de pesticides. 

Pollution de l’eau

  • Les abeilles collectent aussi de l’eau pour réguler la température de la ruche et diluer le miel. 

  • Les polluants hydrosolubles (glyphosate, certains fongicides ou métaux) peuvent ainsi se retrouver dans le miel, le pollen ou directement dans les abeilles. 

  • Des réseaux de ruches sentinelles ont montré une contamination chronique par des molécules comme le glyphosate, en cohérence avec les résultats des réseaux de surveillance de la qualité des eaux. 

Intérêt d’un rucher sentinelle

  • Comparer des ruchers urbains, agricoles et naturels permet de cartographier les pressions de pollution sur un territoire. 

  • Le suivi multiannuel aide à détecter des tendances (diminution ou augmentation des polluants) et à évaluer l’impact de politiques publiques (réduction de certains pesticides, changement de pratiques, etc.). 

  • En parallèle, le rucher sert d’outil pédagogique pour expliquer la pollution de l’air, du sol et de l’eau au grand public et aux scolaires. 

 
 
 

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